Patrick Le Lay, PDG de TF1, interrogé parmi d'autres patrons dans un livre "Les dirigeants face au changement" affirme :
Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).
Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible (...).
Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise.
La mode est pour l'instant au "format 52 minutes", à savoir les séries. Elle prennent moins de place dans les grilles horaires des chaines, permettent plus de coupures de pub que les films et bénéficient de l'angouement de la population.
Eh ben c'est pas joli tout ça...